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Rapport Rosso-Debord : réactions des retraités, familles, professionnels


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Le rapport de la commission des affaires sociales présidé par la député Valérie Rosso-Debord , du 23 juin 2010, provoque des réactions.

Il avance entre autre une évolution des recettes fondées sur une hausse de la CSG sur les retraités imposables, et un recours sur succession pour accéder à une APA (aide personnalisée à l'autonomie) renforcée.
L'APA serait retirée aux personnes les moins fragilisées (GIR 4).
L'appel à l'assurance dépendance serait rendue obligatoire pour les plus de 50 ans.
Les tarifs des maisons de retraite seraient remaniés pour dimuner le "reste à charge" des résident et de leurs proches;
Accédez au rapport Rosso-Debord

Le Comité national des retraités et personnes âgés (CNRPA) avait rappelé son attachement à "un droit universel de la perte d’autonomie, quel que soit l’âge".
Les 15 millions de retraité qu'il représente jugent "inacceptable d'exclure les personnes en GIR 4", cela revient à nier l'action de prévention de la perte d'autonomie".
Il réitère son oppositon au "recours sur succession", qui ne pénalise que les personnes ayant perdu leur autonomie ainsi que leurs proches.
Le CNRPA déplore que les retraités soient mis à contribution financièrement à hauteur de 1,2%. "Les retraités sont prêts à participer à l'effort national mais refusent d'être les seules cibles".
Le CNRPA souhaite que les propositions du rapport Rosso-Debord "ne soient pas suivies d'effet".

La CGT retraité s'indigne sur les nouveaux prélèvements quand "la pension moyenne est de 1 212 euros (825 euros pour les femmes)".
Elle juge scandaleuses les propositions du rapport notament " la part belle aux assurances privées pour pallier les financements" ey la mise à contribution les retraités, les salariés et les familles dans la prise en charge des personnes en perte d’autonomie".
Retraites, perte d'autonomie : même combat.
La CGT retraités s'associe aux prochaines manifestatios le 7 septembre 2010 et du 14 octobre 2010

La Fédération des associations de personnes âgées et de leur familles (FNAPAEF) s'oppose aux propositions du rapport
- financement des services liés à la perte d'autonomie basés essentiellement sur des assurances individuelles,
- révision de l'APA pour les plus démunis limitée au GIR 1 à 3 avec reprise sur patrimoine.

st1\:*{behavior:url(#ieooui) } La FNAPAEF rappelle que le candidat Nicolas Sarkozy s'était engagé à "créer une  5ème branche de la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d’autonomie et garantir à tous les Français qu’ils pourront rester à domicile s’ils le souhaitent »
La fédération pointe le maintien de la "discrimination par l’âge qui devait disparaître avec la loi du 11 février 2005 (art 13), d'autant que la France vient de ratifier la convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées".
La FNAPAEF réclame "un droit universel, juste et équitable pour tous les citoyens en situation de handicap quel que soit l’âge. Une protection sociale dit « 5ème risque » basée sur la solidarité nationale. Tout être humain qui dans sa vie a la malchance d’être confronté à une perte d’autonomie, un handicap, doit avoir une réponse identique à son besoin d’aide".

L'UNA, union nationale de l'aide, des soins et services aux domiciles, en la personne de son directeur général Emmanuel Verny, s'interroge sur les finalités de ce rapport.
L'UNA partage l'analyse socio-économique, la recherche d'une peréquation des dépenses publiques, certaines critiques (grille AGGIR) et aimerait découvrir plutôt qu'une série de mesures, une politique globale de prévention de la perte d'autonomie (à domicile, comment en établissement médicalisé).
L'UNA n'est pas hostile à l'ouverture du financement des services aux personnes en perte d'autonomie à différentes sources de financement, mais "des propositions du rapport Rosso-Debord, rappelle les heures sombres de la PSD (prestation spécifique dépendance) ", souligne Emmanuel Verny.
"Recours sur succession, suppression de l'APA (Aide personnalisée à l'autonomie) aux GIR 4 (quand l'on sait que ces bénéficiaires sont souvent des personnes malades Alzheimer qui "savent faire" mais ne "font pas"), remboursement de 20 000 euros (quand la note en bas de page 84, indique que l'APA s'élève à 4 908 euros sur 4 ans : soit 19 632 euros. Le conseil général gagnerait à distribuer l'APA qui lui serait remboursée ?)...
"Le sentiment qui se dégage du rapport est (page 85) que l'Etat et les collectivités locales ne sont plus en mesure de mettre en oeuvre une politique d'accompagnement de la perte d'autonomie.
Cette question pourtant au coeur de la vie de tout citoyen, serait confiée aux acteurs assurantiels privés (obligation de s'assurer à 50 ans), sous le contrôle de la CNSA, sans aujourd'hui de repères, outils de faisabilité, calendrier (quid des personnes de plus de 50 ans aujourd'hui, non assurées ?)...
L'UNA va se mobiliser pour défendre le modèle social français, faire entendre des voies différentes et constructives.
" conclut E.Verny.


mis à jour le



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Vos réactions

deneza

23/11/2010 13:11

Présidente AFMLDA


Ignorons nous que les nouveaux nés sont dépendants, allez il faut aussi les faire participer aux cotisations !




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