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Médicaments : comment éviter les interactions néfastes ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 02/03/2020

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Adopter les bons gestes

Un Français de plus de 65 ans sur cinq prend régulièrement au moins sept médicaments, et jusqu’à 58 dans les cas extrêmes : les personnes âgées comptent parmi les plus grandes consommatrices de médicaments. Pour lutter contre les interactions aux conséquences parfois graves, il est essentiel d’être vigilant, avec l’aide des professionnels de santé.


Les pathologies liées aux interactions ou aux prescriptions médicamenteuses représentent entre 5 et 10 % des motifs d’hospitalisation après 65 ans et plus de 20 % d’entre eux après 80 ans.

Différents signes doivent alerter : pertes d’équilibre et chutes, mais aussi l’altération de la vigilance, un syndrome confusionnel, des troubles gastro-intestinaux, des troubles du rythme, des troubles du goût et de l’appétit, une fatigue excessive…

Des malaises ou des syncopes peuvent aussi être la conséquence d’une hypotension artérielle hypostatique secondaire à un traitement anti-hypertenseur mal adapté ou d’interactions médicamenteuses.

Les bons gestes contre la iatrogénie médicamenteuse

Tenir à jour la liste des prescriptions

Dans un classeur, un cahier ou via une application dédiée, il est essentiel de centraliser l’ensemble des ordonnances pour bénéficier d’une vue d’ensemble sur les traitements.

Des informations à laisser en évidence pour qu’elles puissent être recueillies en cas d’intervention des secours, dans le frigo par exemple.

Eviter l’automédication


Mieux vaut passer par la case consultation avant d’ajouter une nouvelle molécule à la liste. En cas d’achat de médicament sans ordonnance, le pharmacien peut vous conseiller et vous informer des interactions éventuelles.

Et, bien sûr, il ne faut jamais interrompre ou reprendre un traitement prescrit de son propre chef.

Favoriser le bon usage

Pour éviter les oublis ou les doubles prises, différentes options : la mise en place d’un pilulier (connecté ou non), préparé par le médecin ou l’infirmier, l’accompagnement d’une aide à domicile (qui n’a pas le droit de donner elle-même les médicaments mais peut surveiller leur bonne prise), des rappels par SMS ou appel téléphonique…

Réaliser un bilan à la pharmacie

Depuis 2018, les pharmaciens ont la possibilité de proposer un bilan de médication aux personnes âgées de 65 ans ou plus atteintes d’une affection de longue durée ou de 75 ans ou plus qui consomment cinq médicaments ou plus (molécules différentes).

Il s’agit d’analyser l’ensemble des traitements pris par le patient pour déceler les interactions éventuelles.

Remboursé par la Sécurité sociale, il est encore assez peu utilisé, puisque seules 3000 officines (sur 22 000 dans toute la France) en avaient réalisé en 2018.

En parler à son médecin

Profitez d’une consultation pour demander une réévaluation des prescriptions au médecin : sont-ils toujours utiles ? Une question à poser le plus régulièrement possible.

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