Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Don’t look up : gare au déni du vieillissement

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 1 min

Date de publication 10/01/2022

3 commentaires

Le film Don’t look up (déni cosmique) qui fait un carton sur Netflix donne à voir notre incapacité individuelle et collective à prendre au sérieux les catastrophes lentes et invisibles.

Métaphore de la crise climatique en cours, le film est une satire cinglante de nos réactions tout en mépris, aveuglement, cynisme, corruption, croyance aveugle dans une technologie magique et toute puissante.

Nos sociétés ont bien du mal à se saisir des transitions complexes comme la transition écologique, numérique et la transition démographique, la révolution de la longévité, le vieillissement.

Ils sont pourtant avérés et vont s’accélérer à partir de 2030 avec l’arrivée aux âges avancés des baby-boomers.

2022 est donc une année clé pour passer de la prise de conscience, des blablas, aux actions pour aider à vieillir debout.

En mobilisant la responsabilité collective avec une future vraie loi Grand âge-autonomie finançant un vrai 5eme risque de protection sociale positif pour tous.

En mobilisant la responsabilité individuelle, la défense des droits (comme celui à la sexualité jusqu’à son dernier souffle avec le label Greypride), mais aussi l’activation des devoirs, des capacités, des capabilités pour la prévention, la citoyenneté. Voir cette semaine le zoom sur l’auto-test en plein rebond de la crise sanitaire covid ou les conseils concrets pour sécuriser son habitation, son logement.

En agissant pour des solutions d’aides et de prendre soin, en proximité, sur 24 heures et donc la nuit, comme le réclament les proches aidants et les services à financer.

En découvrant les innovations technologiques mises en exergue au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas comme cet aide-soignant vituel, ces robots humanoïdes, ces lits du futur…

Arrêtons de nous voiler la face, de repousser mandature après mandature les réformes attendues.

Regardons en face ces défis devant nous et agissons. 

Des pistes existent, inspirantes, comme en témoignent les pionniers du Label Humanitude, 1er label de bientraitance en établissement pour personnes âgées dépendantes.

Le temps presse.

Partager cet article

Annie de Vivie

Bonjour Renaud,
Belle année à toi aussi !
Créative, solidaire, sans rien lâcher de nos rêves : vieillir debout, malgré tout, jusqu'au bout !
Et comme vieillir, c'est vivre, je persiste et signe !

Caro Pierre

Bonjour Madame Annie de Vivie et merci pour vos éditos
je ne regarderai pas le film, trop « occupé » actuellement, et je ne possède pas de télévision. Je veux simplement retenir vos deux phrases « Nos sociétés ont bien du mal à se saisir des transitions complexes comme la transition écologique, numérique et la transition démographique, la révolution de la longévité, le vieillissement …. 2022est donc une année clé pour passer de la prise de conscience, des blablas, aux actions pour aider à vieillir debout* »
Je pense vous avoir fait savoir que ces deux dernières années j’ai dirigé une grande part de mon travail sur un constat : de plus en plus de citoyens lambda comme moi, éprouvent des difficultés devant les complexités et complications de cette société, au point de ne plus s’y intéresser, de ne plus participer… ce qui me semble particulièrement dangereux dans notre société démocratique et des droits de l’homme.
Aussi je travaille sur les transitions indispensables pour construire demain, un « pôle santé, environnement, société » un lieu proche de Nantes, où, par les échanges réciproques de savoirs, d’expériences, de projets, d’envies … d’utopies, nous apprendrons ensemble à exprimer, réaliser peut-être, nos choix de modes, conditions et environnements de vie aujourd’hui et pour demain.
2022 est une année où je vais continuer de ne plus accepter tout et n’importe quoi, que ce soit de personnes de qualité, ou des contraintes des nouvelles technologies, en partageant mes réflexions et actions.
Tout au long de ma première carrière 1957-1997 j’ai essayé d’évoluer pour les nécessités personnelles et professionnelles, intellectuelles et pratiques. Il en est de même de ma seconde 2000-2040, j’apprends pour comprendre et entreprendre parce que je n’ai pas le droit, en partageant ma vie avec mes enfants, petits et arrière petits-enfants, de leur montrer une peur identique à celle de mes ancêtres face à la machine à vapeur.
Nous disposons de moyens de communications, qui nous permettent, suivant nos besoins, d’apprendre les progrès en évolutions (progrès qui ne cesseront jamais)
Je n’ai pas peur de vieillir, pas plus que des conséquences possibles des applications des nouvelles sciences et technologies, j’ai peur de ne pas comprendre aujourd’hui, pour anticiper demain.
Je demeure à votre disposition, vos remarques, suggestions, critiques, conseils … nourrissent mon travail Merci.
Pierre Caro
retraité professionnel

* je souhaite dépasser « debout », pour ceux qui sont en fauteuil, au lit, et qui ont envie de vivre en participant ?

Renaud la Meslée

Bonjour Annie et bonne année 2022.
Je suis en plein accord avec la juste réclamation de préservation du droit à la sexualité jusque dans le grand âge, y compris en EHPAD.
Moins d'accord avec la formule "sexualité jusqu’à son dernier souffle" qui fait penser au cardinal Daniélou, au président Félix Faure, voire au duc de Bourbon.
As-tu fait exprès ?
Amitiés,
Renaud