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Edito : créatifs malgré le covid pour vieillir debout

Debout dans sa tête, dans son corps, dans la cité, debout jusqu'au bout


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On le sait cette crise sanitaire met en lumière nos manques, nos retards, nos peurs et aussi nos énergies, nos initiatives, nos solidarités.

Le jeunisme ambiant , l'âgisme rampant sont éclairés par des prises de position pour protéger les plus âgés. Ils deviendraient des sous-citoyens, dont plus de 500 000 d'entre eux vivraient dans des "zones de non-droits" que seraient les Ehpad (établissements pour personnes âgées dépendantes).

Or ces professionnels du prendre soin veulent être fiers de leur métier, fier de la fonction sacrée qu'ils exercent dans la société : accompagner dignement, debout jusu'au bout les plus âgés d'entre nous. Saluons le lancement de ce festival qui invite à partager la créativité pour la vie sociale dans les Ehpad.

La bataille face à l'épidémie se conjugue avec la bataille contre l'âgisme, contre la relégation des plus âgés, contre les peur de mal vieillir, de mal mourir (sachant que toute mort, tout deuil sera singulier, particulier, compliqué).

Individuellement et collectivement, dans les familles, dans les communes, sur les territoires, dans les services d'aides et de soins, ce covid-19 nous pousse à être créatif.

Saluons la médiation familiale pour venir soutenir le dialogue, les liens, les alliances intra-familiales face aux crises, aux maladies, au vieillissement des quatre à cinq générations qui les composent.

Saluons cette plateforme gouvernementale contre l'isolement des plus âgés, qui a référencé Agevillage dans ses ressources. Et pour la convivialité, pour les soutiens de proximité : saluons cette drôle de fête des voisins 2020 qui se fera aux balcons !

Saluons le boum de la télémédecine, des téléconsultations qui explosent avec cette crise sanitaire.

Saluons ces technologies utiles pour nous soigner et nous former : voir cette semaine le guide des premiers secours en mode numérique, voir ces tutos pour bien porter le masque.

Saluons la créativité auprès des proches aidants qui voient enfin des précisions quant à leurs arrêts de travail.

Ce confinement nous a invité à vivre une vie repliée, au ralenti, voire par procuration.

A nous de décider pourquoi et comment allons-nous vivre et vieillir, quatre à cinq générations côte à côte, malgré le virus, malgré tout.

Est-ce que ce sera debout dans nos têtes, dans nos corps, dans la cité ? A nous de redoubler de créativité !


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